Agent de propreté
En bref
Données macro
12000 entreprises de propreté emploient 352000 salariés. L’activité de nettoyage des locaux administratifs, commerciaux et industriels est désormais le plus souvent externalisée et donc sous-traitée à des entreprises extérieures intervenant dans les locaux de l’entreprise utilisatrice. Forte population féminine (70%), fort taux de salariés étrangers, important taux de travail à temps partiel et cumul d’employeurs fréquent pouvant conduire à une durée hebdomadaire totale sensiblement supérieur à la durée légale. Les salariés interviennent généralement en dehors des horaires de travail du personnel de l’entreprise utilisatrice, soit très tôt le matin ou tard le soir. Ils effectuent de nombreux déplacements dans les locaux ou entre plusieurs entreprises. Ils sont souvent conduits à effectuer un travail isolé.
Malgré une tendance à la professionnalisation, due notamment à l’exigence accrue des clients en termes de coût et qualité, le niveau de qualification des salariés est faible.
Les risques du métier
Statistiques d’accidents du travail
Statistiques de maladies professionnelles
Risques inhérents aux lieux de travail
Les risques diffèrent selon que le nettoyage porte sur des bureaux, des locaux industriels (qui exposent potentiellement à l’ensemble des nuisances de l’entreprise d’accueil) ou un établissement de soins.
Déplacements nombreux entre bâtiments ou entre niveaux d’un même bâtiment : risques de chute de plain pied ou dans les escaliers (glissade, trébuchement) ou de heurts, aggravés lorsque le salarié transporte du matériel.
Postures contraignantesliées à l’exigüité des locaux : risque de lombalgies
Risques inhérents à l’organisation du travail
Risques liés aux cadences lorsque les tâches sont chronométrées.
Risques liés à l’activité de l’entreprise utilisatrice, potentiellement aggravés par le fait que le personnel intervient en dehors des horaires d’exploitation normale de celle-ci et peut en ignorer les dangers.
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Les moyens de prévention
Rappel important : La prévention doit toujours obéir à la logique suivante :
1°) suppression du risque (substitution d’un produit …)
2°) évaluation du risque non supprimable (document unique d’évaluation)
3°) protection collective (captage des polluants, protecteur sur machine…)
4°) protection individuelle (quand la protection collective est impossible, insuffisante ou dans l’attente de son installation).
Dans tous les cas, l’information et la formation des travailleurs s’imposent.
L’intervention d’une entreprise de nettoyage chez un utilisateur implique l’élaboration d’un plan de prévention permettant de gérer les risques liés à la coactivité.
Quelques éléments clé à intégrer au plan de prévention
Identification des zones de danger liées à la présence de machines ou produits dangereux
Désignation d’un local technique de stockage ventilé pour l’entreprise de nettoyage
Matériel mis à disposition par l’entreprise utilisatrice (escabeaux…)
Moyens d’alerte et de secours en cas d’urgence
Dispositions à l’égard du travail isolé
Voies de circulation
Consignes à l’égard du personnel de l’entreprise utilisatrice pour faciliter le travail des agents de propreté (remplissage et localisation des poubelles, rangement et état des locaux, demandes ponctuelles spécifiques, interdiction de laisser éliminer les déchets spéciaux…)
Caractéristiques de l’installation électrique (présence de disjoncteurs différentiels…)
Risques de mélanges incompatibles
Mise à disposition de vestiaires (armoires individuelles…)
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Pour en savoir plus
INRS
Un guide complet
« Les activités de mise en propreté et services associés » ED 963 (80 pages)
Cette brochure décrit les principaux risques de la profession et indique des moyens de prévention à mettre en oeuvre en privilégiant la protection collective. Elle traite aussi de la manière d’organiser la sécurité dans l’entreprise de propreté et chez le client, notamment par l’élaboration de plans de prévention.
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