Poseur de sol
En bref
Données macro
Les poseurs de revêtement intérieur installent des moquettes ou des revêtements de sol en bois, en linoléum, en matière plastique ou autre matériau souple. Ces poses peuvent se faire dans des logements individuels, des locaux commerciaux ou industriels et divers lieux de travail tertiaire. Les poseurs de sols travaillent dans des entreprises de construction, de second œuvre du BTP, pour des entrepreneurs en revêtement de sol, dans des points de vente de tapis et autres revêtements ou encore comme travailleurs indépendants. Ce métier peut être à la fois un travail isolé ou mettre l’opérateur en situation de co-activité. Il peut aussi nécessiter la préparation du sol et le retrait des couvertures existantes. Il nécessite de fréquents déplacements et la manutention des sols à mettre en place. L’activité de pose et traitement de parquet diffère fortement de l’activité de pose de revêtement de sol « souple » mais est cependant traitée dans la même fiche. Voir aussi le fiche métier : carreleur
Les risques du métier
Statistiques maladies professionnelles
Les maladies professionnelles accompagnant cette activité sont variées :affections des membres supérieurs, affections des genoux, affections du rachis lombaire, allergies respiratoires et autres affections liées à l’utilisation des colles (isocyanates, époxy, solvants organiques).
Risques inhérents aux lieux de travail
La pose de revêtement de sol peut se faire dans des locaux habités ou dans des locaux encore en travaux (bâtiments en construction ou en réhabilitation) avec alors un risque lié à la co-activité. Il importe d’analyser les risques liés aux circulations et de prévoir les incidences liées à la coactivité entre les entreprises. Ces locaux sont divers et variés : il peut s’agir de pièces de logement ouvertes sur l’extérieur, de pièces en sous-sol, de locaux techniques fermés dans des industries…. La pose de revêtement de sol se fait à l’abri des intempéries.
(...)
Les moyens de prévention
Rappel important : La prévention doit toujours obéir à la logique suivante : 1° suppression du risque (substitution d’un produit …) 2° évaluation du risque non supprimable (document unique d’évaluation) 3° protection collective (captage des polluants, protecteur sur machine…) 4° protection individuelle (quand la protection collective est impossible, insuffisante ou dans l’attente de son installation) .Dans tous les cas, l’information et la formation des travailleurs s’imposent.
Risques liés à la co-activité
- concertation entre les entreprises intervenant sur un même chantier formalisée dans un plan de prévention ou le PGCSPS (plan général de coordination en matière de sécurité et de protection de la santé) et les PPSPS (plans particuliers de sécurité et de protection de la santé) élaborés avant la réalisation des travaux ; coordination et analyse des risques d’interférence
Textes applicables
Partie IV du code du travail, notamment :
- pour l’évaluation des risques : articles R. 4121-10 à R. 4121-40
- pour le risque amiante : articles R. 4412-143 à R. 4412-147
- pour le risque chimique : articles R. 4412-1 à R. 4412-47
- pour le risque cancérogène, mutagène, toxique pour la reproduction : R. 4412-59 à R. 4412-93
- pour le risque d’incendie et d’explosion : R. 4412-17 et R. 4412-18
- pour le bruit : articles R. 4431-1 à R. 4436-1
- pour l’aération des locaux de travail : articles R. 4222-10 à R. 4222-13, R. 4222-24 à R 4222-26.
- pour le confort au poste de travail : articles R. 4223-15 et R. 4225-2
- pour les machines neuves : article R. 4311-4 et son annexe I
- pour les machines mises en services avant le 01 janvier 1993 : R. 4324-1 à R. 4324-23
- rôle du médecin du travail : articles R. 4623-1 et suivants
Pour en savoir plus
INRS
- Protection individuelle : dossier WEB de l’INRS
- « Leurs genoux sont fragiles, protégez-les » Publication INRS ED 786 (2003, dépliant 3 volets)
- « Vos genoux sont fragiles, protégez les… » Publication INRS ED 787 (2003, dépliant 3 volets)


