Visites d’inspection

Fonctionnement du CHSCT

Attention aux « visites de routine »

La réalisation de visites sur les lieux de travail par les CHSCT est parfois d’efficacité limitée. Il faut savoir éviter certains écueils : visites sont organisées en fin de réunions lorsque les chaînes de production ne tournent plus ; visites consistant à se rendre sur le chantier d’un bâtiment en construction sans avoir étudié les plans ou recueilli les suggestions des salariés au préalable ; visites d’analyse d’un presqu’accident en arrivant à dix sur le poste de travail pour interroger un travailleur qui n’a pas été prévenu ; visites consistant à faire le tour de l’usine et de ses 5 ateliers en 30 minutes…

Quelques éléments pour rendre les visites plus efficaces :

  • préparer la visite : prévenir les travailleurs concernés ainsi que leur hiérarchie, organiser la visite entre les membres et le président du CHSCT, définir et expliquer aux personnes concernées :
    • les objectifs de la visite, par exemple : comprendre pourquoi les signalements se sont multipliés sur ce poste, évaluer ce que ce nouvel outillage va changer dans le travail, recueillir l’avis des salariés sur de nouveaux gants, accompagner le médecin du travail sur le poste qu’il va étudier, etc.
    • les modalités : entretiens, observation d’une situations de travail, utilisation d’une grille de recueil d’informations, etc.
    • les participants à la visite : en plus de l’ensemble du CHSCT, définir les personnes de l’entreprise qui peuvent être utiles à la visite (le responsable travaux neufs si cela concerne un projet de conception, le responsable maintenance si cela concerne les conditions d’utilisation d’une machine par exemple). Mais possibilité aussi de visites réalisées par les seuls membres du CHSCT, de façon autonome, pour se faire un point de vue sur une question, un problème posé.
    • le moment le plus opportun, par exemple : pendant une hausse de l’activité ou une période où les pannes se multiplient pour comprendre les régulations mises en œuvre, juste avant un changement d’équipe pour recueillir le point de vue des deux équipes, au moment où il y a co-activité avec des entreprises extérieures.
  • rester dans la position de « candide » et non d’expert : la visite permet d’apprendre et non de dire comment faire. Il convient donc de laisser ses certitudes de côté, ce qui facilitera la parole des salariés et leur mise en confiance.
  • Faire valider ce que l’on a compris lors de la visite par les travailleurs concernés et les informer des suites données en CHSCT.
  • Garder une trace de la visite à travers un relevé simple des décisions qui pourra être intégré au compte-rendu de dernière réunion plénière.